Des pré-recommandations
aux recommandations

Contexte

En fin de journée du 14 décembre, une séance de travail a été organisée afin de déterminer les recommandations prioritaires à partir :

Des 29 pré-recommandations de la liste de discussion réparties en 3 catégories :
- 21 dans la catégorie : "En ce qui concerne chaque institution de formation et le guide-nature (et apparenté) lui-même" ;
- 6 dans la catégorie : "En ce qui concerne les relations entre les institutions de formation ou entre les Guides-Nature (et apparentés)" ;
- 2 dans la catégorie : "En ce qui concerne la reconnaissance extérieure".

Des réactions des participants aux 29 pré-recommandations, principalement formulées autour de 3 besoins majeurs (chacune se rapportant à une des 3 catégories de pré-recommandations).

De l’identification des pré-recommandations prioritaires (à partir de gommettes positionnant la pré-recommandation par rapport à 2 axes : utilité / facilité (10 gommettes par participants de la Conférence).

Le lendemain matin, ces nouvelles propositions ont été soumises au reste des participants. Après approbation des recommandations, elles ont été présentées au Ministre compétent de la RW en matière d’environnement, de ruralité, d’agriculture et du tourisme, en présence de la presse (locale). Elles font actuellement l’objet d’un compte-rendu, autrement nommé « les actes de la 20ème Conférence de Travail Benelux » qui sera diffusé auprès de l’ensemble des acteurs politiques concernés par les formations de guide-nature (et apparenté) et des acteurs de la formation eux-mêmes.

Synthèse des discussions

Une dizaine de recommandations ont été identifiées comme prioritaires (sachant que les autres mériteraient également d’attirer ultérieurement l’attention des acteurs de la formation et des pouvoirs publics).

Dans « l’ordre gagnant », les pré-recommandations prioritaires sont : 15, 12, 17, 1, 4, 6, 23, 20, 10, 27, 9, 11, 26. Soit :
- 9 pré-recommandations de la catégorie « En ce qui concerne chaque institution de formation et le guide-nature (et apparenté) lui-même
- 3 pré-recommandations de la catégorie « En ce qui concerne les relations entre les institutions de formation ou entre les guides-nature (et apparentés)
- Aucune de la catégorie : En ce qui concerne la reconnaissance extérieure.
Ce « déséquilibre » est compensé par les besoins identifiés lors de la séance plénière du premier jour et dont « rétabli » lors de la reformulation des pré-recommandations.
Il ne reste plus qu’à identifier qui va initier ou prendre en charge la mise en place de ces recommandations... acteurs de la formation ou acteurs politiques, personnes isolées ou en coalition ?

1ère recommandation : une philosophie de travail (reformulation de la 15 et 12)

Les Guides-Nature (ou apparentés) doivent s’investir, participer activement à la protection, la mise en valeur du patrimoine naturel de leur région. Etre guide-nature (et apparenté) ce n’est pas nécessairement devoir guider. C’est essentiellement pouvoir mieux agir dans un environnement immédiat et s’impliquer localement (jardin, quartier, école, entreprise...) et moins localement (milieux naturels, bois, réserves...).

2ème recommandation : une définition de fonction à partir du public (reformulation de la 17)

De quel genre de « guide » les participants ont-ils besoin ? De quelqu’un qui révèle, suscite, répond aux besoins (conscients et inconscients) croissants d’expériences en matière de nature. De quelqu’un qui privilégie le contact direct et sensible avec la nature.
Cette recommandation pourrait être liée aux multiples manières d’aborder le guidage, qui s’orientent vers le seul but de faire aimer la nature.
Elle va cependant plus loin car elle introduit la question de développer une relation interactive avec le participant.

3ème recommandation : une formation et des méthodes (reformulation de la 1 et 4)

Les formations guide-nature (et apparenté) doivent insister sur la systémique, des biotopes étudiés, des matières et compétences mises en oeuvre, des publics et intérêts rencontrés (= transversalité et cohérences) et former des guides capables de considérer la place qu’occupe l’homme dans la biodiversité et la manière dont il peut mettre son intelligence au service d’une co-évolution harmonieuse de toutes les espèces, notamment en lui explicitant toutes les actions individuelles qu’il peut entreprendre dans ce but.

4ème recommandation : un contexte (issue du besoin de reconnaissance de la séance plénière)

Il faut inscrire l’Education relative à l’Environnement et le Développement Durable dans l’agenda européen. Etant donné le contexte par rapport à l’eau, la biodiversité, le climat, la consommation des énergies, la nature et la pauvreté, le guide-nature est un intermédiaire presque incontournable pour sensibiliser le public à ces problématiques urgentes (à condition qu’on ne le réduise pas seulement à son action de guider).

5ème recommandation : condition de réussite (Reformulation de la 6)

Pour qu’une formation entraîne à la résolution de problèmes, elle doit viser à la fois le transfert de connaissances (de base) mais également la réflexion, par des méthodes plus interactives.
Cette recommandation est en lien avec la 2ème qui sous-entend qu’il existe une relation à double sens entre le guide et son participant.

6ème recommandation : collaboration nécessaire (reformulation de la 23 + issue des besoins d’une plateforme et d’esprit d’ouverture de la séance plénière)

Oui à l’exercice de la tolérance, vers un dialogue entre les structures de formation dans le sens d’un enrichissement au travers des diversités.

7ème recommandation : collaboration nécessaire (reformulation de la 20 et 10 + issue du besoin d’esprit d’ouverture de la séance plénière)

Un guide-nature (et apparenté) est un intermédiaire entre le public et la nature, il doit disposer de compétences variées visant à informer et à faire faire l’expérience. Les organismes formateurs doivent se remettre en question à chaque fin de formation pour voir si de nouveaux cours ne doivent pas être intégrés ou retirés (évolution technologiques, nouvelles lois, restrictions ...) et si les méthodes d’approche de certaines matières ne sont pas à améliorer.

8ème recommandation : plateforme fédératrice d’échanges (reformulation de la 27 et 26 issue des besoins d’une plateforme d’échanges et d’un vocabulaire commun de la séance plénière)

Pour favoriser passerelles et échanges entre guides d’une même région ou de régions différentes, il est nécessaire de posséder un organisme qui permet à tous de :

- prendre connaissance de façon claire (avec des textes vulgarisés, aisément disponibles) des législations dans les différents pays et régions (par exemple sur la circulation en forêt), des compétences auxquelles mènent chaque formation... ;
- de pouvoir échanger des idées, d’aborder des difficultés communes ;
- de se tenir au courant des différentes approches (même par Internet).

9ème recommandation : formation continue (reformulation de la 20 et 10 issue du besoin d’esprit d’ouverture de la séance plénière)

Les formations doivent offrir aux candidats l’occasion de se définir, en cours de route, d’autres objectifs que ceux relatifs à leurs motivations de départ. = évaluation formative, au service du participant.
Les organismes formateurs doivent offrir aux anciens candidats, la possibilité de cours de remise à niveau ou d’information sur les nouvelles matières.
(Voire instaurer une limite à la reconnaissance de la certification si le guide n’a suivi aucune autre formation reconnue).

Proposition d’ajouter une 10ème recommandation : la labellisation (issue du besoin de reconnaissance)


- Suite La formulation finale des recommandations
- Retour à la racine Le processus des recommandations



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