Réactions des participants
aux 29 pré-recommandations


Synthèse de la séance plénière du 14 décembre à 17h

14 réactions ont été collectées pendant cette séance plénière, elles concernent principalement 3 besoins majeurs :

Une plateforme de discussion pour partager sur des difficultés communes

L’ouverture d’esprit (le bon dosage entre pratique et réglementation en matière de protection de la nature)
- Au niveau de la formation
- Au niveau de la pratique

Des moyens de reconnaissance
- Un vocabulaire commun relatif au guide-nature (et apparenté)
- Une rémunération
- Convention et labellisation
- Un appui politique

1. Une plate-forme de discussion

Les guides-nature ont besoin d’un lieu de discussions pour rencontrer d’autres professionnels et aborder certaines difficultés liées au guidage, que ce soit sur les conditions du travail, la législation, les bonnes pratiques ou encore sur des questions précises mettant en relation les valeurs pédagogiques et environnementales (ex : marcher au milieu d’un ruisseau).

2. L’ouverture d’esprit

Au niveau de la formation

Il y a une multitude d’approches de la nature. Or elle ne sont pas toutes valorisées dans les formations reconnues (par ex, le lien entre la spiritualité ou l’art et la nature est rarement abordé dans les formations classiques).

Or, toutes ces approches peuvent cohabiter. Le principe « pour aimer il faut connaître » n’est pas universel, on peut aimer les choses même si on ne sait pas comment elles fonctionnent.

Les formations devraient idéalement permettre aux aspirants guides d’aborder tous les points de vue afin d’être polyvalents et de privilégier ultérieurement l’approche qui leur convient. Les formations classiques risquent d’étouffer la flamme initiale présente chez chacun et de conduire à des prestations standardisées et identiques. D’ailleurs, beaucoup de guides sont auto-formés et qui peut juger s’ils sont moins professionnels que certains diplômés....

Se pose également ici la problématique de la virtualisation du guide puisque déjà sur certains sites, le guidage se fait à partir de borne digitale et de PDA (personal digital assistant).

Au niveau de la pratique

La loi de protection de la nature oriente le guide-nature sur ce qu’il peut et ne peut pas permettre lors du guidage. Mais on peut considérer qu’elle met aussi des barrières à la découverte et la compréhension de la nature. Au nom de l’amour de la nature, certains estiment qu’il faut se rouler dans la boue et d’autres considèrent que c’est interdit.... Il y a des contradictions. Il faut un bon dosage entre la réglementation et la pratique.

3. Des moyens de reconnaissance

Vocabulaire commun

Que ce soit pour parler de la nature ou des formations en la matière, il y a trop de noms différents pour désigner des choses semblables ou qui ont une base commune. Il est difficile pour le grand public, mais aussi pour celui qui désire se former de s’y retrouver. Il est donc nécessaire de préciser et d’expliquer ce que revêt tel titre ou tel concept (guide-nature et autres termes), pour savoir facilement où chercher l’info et ce qu’on « aura » exactement.

Une rémunération

« Tout travail mérite salaire ».

La tarification des guides est logique et saine. Du côté des clients, ils sont tout à fait prêts à payer le guidage et, de manière général, du côté des professionnels, cette tarification supprimerait le « faux » bénévolat (le vrai bénévolat et la rémunération ne s’excluent pas).

Convention et labellisation

Même avec une certification, le guide n’a pas tous les droits. Il faudrait instaurer une charte des guides qui stipulerait notamment :
-  un code de bonne conduite,
-  les nécessaires collaborations avec le terroir (pour éviter l’exploitation de la Nature pour son profit personnel sans concertation)
-  l’obligation d’une formation continue
-  le respect de périodes de fermeture pour certains espaces
-  un système de contrepartie à verser aux sites (afin de décloisonner les bénéficiaires du guidage).

En signant la charte, le Guide s’engage à respecter les bonnes pratiques en matière de guidage. Ce moyen est moins rigide que la réglementation. Il peut être joint à une labellisation reconnue au niveau régional, national, voire international. Cet engagement serait le garant de bonnes pratiques.

Appui politique

Il faut profiter des préoccupations européennes actuelles en matière d’environnement pour solliciter une reconnaissance politique des formations guide-nature (et apparenté).

L’ErE doit assurément être repris dans l’agenda européen mais quels sont les moyens pour atteindre cet objectif ?


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